OUATE ET VERRE

OUATE ET VERRE

29.10.10

Effectif

Son filet reluit au soleil
Mais le pécheur se fatigue.
Ses bras noués de muscles
Se figent le matin ; son réveil
Est pénible. Quasi-sourd, il
N'entend plus l'appel sirène
De la mer qui l'a sevré, jeune,
Et son vieux nez aplati par le vent
Ne sent plus le sel qui n'arrive même
Plus guère à brûler ses plaies.
Ses cheveux rabougris par l'âge
Qui lui murmure des obscénités
Blanchissent comme des nuages.
Et bientôt, il baissera les voiles
Et les bras, et retournera d'où il est venu.
Ses branchies poussiéreuses
Se refermeront pour du bon.

2 commentaires:

  1. gardent toujours un peu des branchies, jusqu'à la fin en effet

    RépondreSupprimer
  2. Oui, bon, il y aura toujours quelqu'un pour lui couper le souffle...branchies ou non.

    RépondreSupprimer