OUATE ET VERRE
OUATE ET VERRE
13.4.08
12.4.08
Geôlière
La poésie se connaît trompeuse et se répète coupable...
Elle voudrait sortir du langage, mais le langage est tout ensemble sa merveille et sa prison. -- Jean-Michel MAULPOIX
Elle voudrait sortir du langage, mais le langage est tout ensemble sa merveille et sa prison. -- Jean-Michel MAULPOIX
chez brige (bis)
voilà :
une robe qui flotte
sans tête ni jambes
l'ombre-reflet d'à côté,
d'une autre, une femme,
une vraie qui a
tout-ce-qu'il-faut-
sauf-cett-e-rob-e
une robe qui flotte
sans tête ni jambes
l'ombre-reflet d'à côté,
d'une autre, une femme,
une vraie qui a
tout-ce-qu'il-faut-
sauf-cett-e-rob-e
10.4.08
Bouh !
bam-boue
bou-boue
cari-boue
hi-boue
ta-boue
bourbe, fange, gadoue
limon, vase, bouillasse
ta-boue
hi-boue
cari-boue
bou-boue
bam-boue
bou-boue
cari-boue
hi-boue
ta-boue
bourbe, fange, gadoue
limon, vase, bouillasse
ta-boue
hi-boue
cari-boue
bou-boue
bam-boue
8.4.08
Bien vu, bien dit
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi ? Un être qui a compté compte toujours. -- Amélie Nothomb, Ni d'Eve ni d'Adam
6.4.08
Stratagème
Je m'éveille, de l'hiver lasse. Je sors mon bouclier forgé de mousse et de dentelle. Avant que l'ennemi ne place son dernier coup marbrier, je serai victorieuse, rebelle. Je déclarerai le triomphe : l'arrivée du printemps.
3.4.08
Les séparés (n'écris pas) par Marceline Desbordes-Valmore
N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas ! N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas ! N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas ! N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur. N'écris pas !
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas ! N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas ! N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas ! N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur. N'écris pas !
2.4.08
La fille qui n'a point d'ami par Christine de Pisan
La fille qui n'a point d'ami
A qui dira-t-elle sa peine,
La fille qui n'a point d'amis ?
La fille qui n'a point d'ami,
Comment vit-elle ?
Elle ne dort jour ni demi
Mais toujours veille.
Ce fait amour qui la réveille
Et qui la garde de dormir.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
Il y en a bien qui en ont deux,
Deux, trois ou quatre,
Mais je n'en ai pas un tout seul
Pour moi ébattre.
Hélas ! mon joli temps se passe,
Mon téton commence à mollir.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
J'ai le vouloir si très humain
Et tel courage
Que plus tôt anuit que demain
En mon jeune âge
J'aimerais mieux mourir de rage
Que de vivre en un tel ennui.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
A qui dira-t-elle sa peine,
La fille qui n'a point d'amis ?
La fille qui n'a point d'ami,
Comment vit-elle ?
Elle ne dort jour ni demi
Mais toujours veille.
Ce fait amour qui la réveille
Et qui la garde de dormir.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
Il y en a bien qui en ont deux,
Deux, trois ou quatre,
Mais je n'en ai pas un tout seul
Pour moi ébattre.
Hélas ! mon joli temps se passe,
Mon téton commence à mollir.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
J'ai le vouloir si très humain
Et tel courage
Que plus tôt anuit que demain
En mon jeune âge
J'aimerais mieux mourir de rage
Que de vivre en un tel ennui.
A qui dit-elle sa pensée,
La fille qui n'a point d'amis ?
27.3.08
Le refus du refus -- Partie VI
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