OUATE ET VERRE

OUATE ET VERRE

8.9.05


Photo ratée. J'essayais de voir le soleil à travers des branches de cet arbre que le vieux voisin appelait « arbre du paradis. »Posted by Picasa

Et donc, le ciel vu de l'autre côté du « paradis »... Posted by Picasa

6.9.05


La fin d'après-midi 060905 Posted by Picasa

Promenade

les pierres
sous mes pas
font des bruits
assourdis
des potineurs
se demandant
où va-t-elle, mais
zoù va-t-elle

à mes côtés
les feuilles
de soja
dans mes champs
se jaunissent
se chuchotant
bientôt, oui, bientôt
à l'autre bout de septembre
elle ne verra plus
ce papillon noir
buvant de la fleur
du chardon

1.9.05


Europe, là, tu dors :
je viens sur la pointe des pieds
poser un bisou
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31.8.05


buses Posted by Picasa

27.8.05


Oui, oh oui, eh oui... Posted by Picasa

décalages

je déteste ces décalages qui me privent de toi, ces sept heures de différence, ces quelques 420 minutes qui nous séparent, les 25 200 secondes qui font que toi, tu déjeunes lorsque moi, je prends mon thé, et que tu dînes lorsque je déjeune, et que tu vois le magnifique coucher de soleil pendant ma sieste --

je déteste ces décalages qui font plus gouffre qu'une petite question de temps

et donc, quand le monde arrivera à sa fin et que toi, tu es toujours là, et moi toujours aussi loin, et que tu sauras dans la lumière tandis que moi, j'ignorerai dans l'obscurité --

que tu me fasses un petit signe, ton visage dans les nuages, ta voix dans l'air du temps, que ton haleine sucrée comme des violettes se fasse sentir sur ma nuque, comme avant,

j'irai allumer les votifs, je soupirai ma dernière prière

et contre ta peau lumineuse et lisse

je me blottirai

enfin

25.8.05


à tes bords Posted by Picasa

Étang

ta surface, un miroir
que je brise avec les mains
et les bras, tendus,
l'une après l'autre
je glisse, entourée de toi
et je vois les ronds
que font mon passage

toi qui me reçois
qui te fais coussin
sous moi afin que je glisse
que je m'y insinue
que je coule
en ta fraîcheur
dans ton volume
sous ta surface
sur ton flot

et sous le bois chaud
à tes bords
où s'abritent
les petits poissons
microscopiques

je pousse des pieds
et me relance
dans la course
à travers
tes reflets