OUATE ET VERRE

OUATE ET VERRE

1.9.05


Europe, là, tu dors :
je viens sur la pointe des pieds
poser un bisou
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31.8.05


buses Posted by Picasa

27.8.05


Oui, oh oui, eh oui... Posted by Picasa

décalages

je déteste ces décalages qui me privent de toi, ces sept heures de différence, ces quelques 420 minutes qui nous séparent, les 25 200 secondes qui font que toi, tu déjeunes lorsque moi, je prends mon thé, et que tu dînes lorsque je déjeune, et que tu vois le magnifique coucher de soleil pendant ma sieste --

je déteste ces décalages qui font plus gouffre qu'une petite question de temps

et donc, quand le monde arrivera à sa fin et que toi, tu es toujours là, et moi toujours aussi loin, et que tu sauras dans la lumière tandis que moi, j'ignorerai dans l'obscurité --

que tu me fasses un petit signe, ton visage dans les nuages, ta voix dans l'air du temps, que ton haleine sucrée comme des violettes se fasse sentir sur ma nuque, comme avant,

j'irai allumer les votifs, je soupirai ma dernière prière

et contre ta peau lumineuse et lisse

je me blottirai

enfin

25.8.05


à tes bords Posted by Picasa

Étang

ta surface, un miroir
que je brise avec les mains
et les bras, tendus,
l'une après l'autre
je glisse, entourée de toi
et je vois les ronds
que font mon passage

toi qui me reçois
qui te fais coussin
sous moi afin que je glisse
que je m'y insinue
que je coule
en ta fraîcheur
dans ton volume
sous ta surface
sur ton flot

et sous le bois chaud
à tes bords
où s'abritent
les petits poissons
microscopiques

je pousse des pieds
et me relance
dans la course
à travers
tes reflets

24.8.05

Ode avec une plainte (traduit de Neruda)

O, Fille, entre les roses, ô pression des colombes,
ô forteresse de poissons et de rosiers,
ton âme est une bouteille remplie des sels séchés
et ta peau est une cloche remplie de raisins.

Comme une disgrâce, je n'ai rien à te donner sinon
des ongles ou des cils, ou des pianos qui fondent
ou des rêves qui sortent de mon coeur comme des bulles,
des rêves poudreux qui courent comme des cavaliers noirs
des rêves remplis des vitesses et des disgrâces.

Seulement avec des baisers et des coquelicots puis-je t'aimer
avec des guirlandes trempées dans la pluie
en regardant des cendres des chevaux et des chiens jaunes.

Seulement avec les ondes dans mon dos puis-je t'aimer
entre les ondes frappées de souffre et des eaux préoccupées,
nageant contre le courant des cimetières qui courent dans ces fleuves certains,
dans des prés mouillés qui grandissent sous les tristes tombeaux de craie :
je nage à travers des coeurs submergés,
et les dates des naissances des enfants morts sans enterrement.
Il y a beaucoup de mort, beaucoup d'histoires funèbres,
dans mes passions décontenancées et mes baisers désolés,
il y a de l'eau qui reste dans ma tête,
pendant que ma peau se répand,
une eau comme le temps, une eau noire et déchaînée,
comme une voix dans la nuit, comme un cri
d'oiseau dans la pluie, avec une interminable
ombre des ailes mouillées qui protègent mes os
pendant que je m'habille, pendant que
je me regarde interminablement dans les miroirs et les vitres,
j'entends quelqu'un qui me suit, sanglotant, qui crie mon nom
dans une triste voix pourrie par le temps.

Toi, tu te tiens debout sur la terre, remplie
de dents et de foudre.
Tu propages les baisers et tu tues les fourmis.
Tu cries de santé, de l'oignon, de l'abeille,
de ton abécédaire, tu prends feu.
Tu es comme une lame d'épée, bleue et verte
et tu ondules au toucher, comme une rivière.

Viens dans mon âme habillée de blanc, comme une branche
de roses sanglantes, comme une coupe de cendres.
viens avec une pomme et un cheval,
parce que là, il se trouve une chambre obscure et un candélabre brisé
quelques chaises cassées qui attendent l'hiver,
et une colombe morte, qui porte un numéro.

22.8.05


Monday Morning 220805 Posted by Picasa

20.8.05


Le ciel de tout à l'heure 20.08.05 Posted by Picasa

Le ciel chez moi ce matin 20.08.05 Posted by Picasa